Nouveauté

Cine Camera Debrie "Le Parvo"

Caméra cinématographique 35 mm Debrie « Le Parvo », Modèle 1913, n°1638, circa 1914. Cette caméra professionnelle à manivelle appartient à la première génération des Parvo en bois construits à Paris par la maison Debrie. Le premier Parvo, breveté par Jules-Joseph Debrie en 1908 puis commercialisé à partir de 1909, se distingue par une architecture particulièrement novatrice : les deux magasins de pellicule 35 mm sont disposés à l’intérieur du coffret sur un même axe, ce qui permet d’obtenir une caméra plus compacte que les modèles contemporains à magasins extérieurs. Le Modèle 1913 constitue une évolution importante du premier Parvo, avec notamment un nouveau chariot à griffes et différentes modifications de la commande frontale ; Laurent Mannoni précise qu’à partir de 1914, le bouton d’ouverture devient rond, caractéristique que présente précisément cet exemplaire. Il cite également un Parvo Modèle 1913 conservé à la Cinémathèque française, Série K n°1541, très proche par sa numérotation du présent n°1638, ce qui permet de proposer une datation vers 1914. L’appareil conserve son beau coffret en bois verni renforcé de ferrures métalliques noires, sa poignée de transport en cuir, ses deux magasins internes, son mécanisme d’entraînement à griffes, son obturateur rotatif, ses débiteurs dentés, ses compteurs et son viseur latéral. Il est équipé d’un objectif Carl Zeiss Jena Tessar 1:3,5 F=5 cm, D.R.P., n°244688, monté dans le dispositif frontal de mise au point. La plaque constructeur porte l’inscription « Le Parvo – J. Debrie – 111 rue Saint-Maur – Paris ». Le Parvo deviendra l’une des caméras professionnelles européennes les plus importantes du cinéma muet : Debrie annonçait en 1931 avoir vendu environ 4 000 Parvo dans le monde, et le modèle fut utilisé sous ses différentes versions par de nombreux opérateurs et cinéastes, parmi lesquels Abel Gance, Dziga Vertov, Édouard Tissé, Sergueï Eisenstein, René Clair, Marcel Carné, Jacques Feyder et Germaine Dulac. Cet exemplaire n°1638, encore dans sa construction en bois caractéristique des premières séries, offre ainsi un état particulièrement complet de l’un des appareils emblématiques de la prise de vues cinématographique française avant la généralisation des Parvo métalliques des années 1920.
Source : Laurent Mannoni, Édouard Tissé, Eisenstein et la caméra Parvo, 1895, revue d’histoire du cinéma, n°108, printemps 2026.

Vous avez un produit similaire à vendre ?

Chez Antiq Photo, nos experts évaluent et achètent vos objets vintage. Remplissez notre formulaire pour obtenir une estimation personnalisée.

Les trois boutiques Antiq Photo, rue de Vaugirard, Paris VIe
Antiq Photo, Paris VIe, fondé en 1995

    Connaitre le prix du produit
    Ce produit est d’exception nous souhaitons échanger directement avec vous pour vous communiquer le prix. Renseigner les champs ci-dessous et nous vous
contacterons rapidement.